jeudi 21 avril 2016

100 km de Belvés ou la folle aventure de nos Chocolate Girls (presque) quadragénaires

Nous revoilà! 

Je sais, vous avez  pensé que les Chocolate's Girls avaient arrêté de courir après avoir empoché une place sur le podium au Raid d'Aquitaine en septembre dernier...Ça y est le succès est là, on s'arrête en pleine gloire!! lol!! Que neni..!!! En fait, il n'en est rien : la quarantaine approchant pour 2 d'entre elles, la folie de Stéphanie toujours à la recherche de nouveaux défis l'a amenée à se lancer dans l'aventure de courir un 100 km accompagnée de Corinne qui est toujours prête pour de nouvelles aventures avec ses copines. Oui, vous avez bien lu : un 100 km!!   (www.clubathletiquebelvesois.fr/)





Cette distance peu courue (rien d'étonnant me direz-vous) nécessite une préparation particulière. Stéphanie perfectionniste s'est dans un premier temps lancée dans une préparation de préparation!! L'idée étant d'avoir une bonne première base pour une préparation qui s'annonce exigente.
Alors dés le mois d'octobre voilà nos 2 runneuses sortant plusieurs soirs par semaine pour faire des tours de piste de mise en jambes pour être prêtes à débuter leur plan d'entrainement en janvier 2016. Et oui, la distance ne se prépare pas n'importe comment, il faut courir progressivement près de 100 km par semaine (sur les semaines les plus chargées) en sortant parfois plusieurs fois dans une même journée mais elles assurent toutes les 2, parfois accompagnées de Cathy ou de Teresa sur leur vélo car elles aussi sont embarquées dans l'aventure des 100 bornes en qualité d'accompagnateurs. Leur rôle - oh combien important - pendant l'épreuve et sur les entraînements : suivre la runneuse sur un vélo avec quelques provisions ou nécessités (k-way, crème solaire, eau, petite pharmacie..), l'encourager tout au long du trajet et accessoirement prendre quelques photos ou lui raconter des blagues.

C'est donc mi-avril que nos 5 girls sont parties à Belvès dans une chambre d'hôte dégotée par Stéphanie (cette aventurière a le don de nous dénicher de jolis logements où que nous allions). Un mélange d'excitation et de stress les envahit mais l'envie d'aller jusqu'au bout est bien présente. A peine le dossard récupéré, elles posent fièrement.


Le vendredi soir à la pasta party, elles se retrouvent à la table du vainqueur de l'épreuve en 2012 (Régis Lacombe - vainqueur sur le marathon de Belvés 2016 couru le même jour) qui ne tarie pas de conseils et recommandations aux filles.
Samedi 16 avril 2016, au matin dans le petit village de Dordogne elles sont là escortées par les parents de Stéphanie et de Cathy, Marylène leur cousine  ainsi que d'Anaïs qui ne pourra qu'assister qu'au départ de l'épreuve avant de repartir en Gironde préparer un gala de danse.
L'émotion est bien présente, l'ambiance commence à être plus électrique comme souvent avant un départ de course. Stéphanie a du mal à retenir ses larmes, comme un besoin d'évacuer le stress d'avant course. Tant de choses se mêlent dans la tête à ce moment là (est-ce que j'ai fait tout ce qu'il fallait? est-ce que je vais finir ? est-ce que je vais être à la hauteur de l’événement? N'y a-t-il pas un (trop) grand brin de fierté, de folie, de prétention ? Qu'a-t-on à prouver? A qui ? Et pourquoi ?). Car il faut l'avouer, courir 100kms, au-delà de la distance, n'est pas anodin. On va véritablement à la rencontre de soi-même. C'est un défi sportif, mais c'est aussi un défi humain qui en dit long sur nos forces, nos faiblesses, nos envies, nos espoirs, notre orgueil.
Pour Corinne, les interrogations se font au réveil : mais qu'est ce que je fais là ? pourquoi ce défi? Puis une fois partie toutes ensemble en direction de la ligne de départ, l'angoisse s'en va pour laisser place à une sorte d’excitation face à l'inconnu, de curiosité (après tout cela sera certainement une expérience unique, faire ce qu'on peut en donnant tout ce que l'on a.).

7h20: Cathy et Teresa sont alors invitées à prendre leur propre départ à vélo, avec les autres accompagnateurs  pour attendre nos 2 comparses à 7 ou 8 km de là. C'est drôle de voir Teresa et Cathy partir, le première hyper organisée, minimaliste et efficace avec juste un panier devant le vélo et Cathy, beaucoup plus chargée, sac à dos oblige, un brin encombrée, mais avec le sourire et une autodérision délicieuse.

Les Chocolate Girls à pied, à vélo et en mode supportrice ou à la photo

8h00 : sous les acclamations de leurs supporters et du public nos runneuses prennent le départ avec les 500 autres participants. Corinne et Stéphanie disciplinées et décidées à garder leurs forces se limitent à une vitesse de 8,5 km/heure.
Première boucle dans Belvès, premier kilomètre, un dernier coucou à Anaïs, un sourire aux parents et les voilà lancées sur une côte (ou plutôt descente) qu'elles ne reverront qu'à l'arrivée, dans l'autre sens, pour un final en côte cette fois-ci (1,5 km) qui s'annonce déjà prometteur.

Vers 9h00, elles retrouvent leurs accompagnatrices pour suivre leur "balade" Périgourdine. Le parcours leur permettra de passer, entre autre, dans les villages classés de la Rocque Gageac, Sarlat, Castelnau, Beynac. Au bout de quelques km, les marathoniens les dépassent. Corinne et Stéphanie les encouragent en les applaudissant. Leur bonne humeur est toujours là. Les 25 premiers kilomètres passent rapidement, le soleil réchauffe les  filles qui enlèvent leurs manches longues, l'ambiance est bon enfant, on sourit, on rigole de faire une pause technique sur la voie de chemin de fer.



les 2 duos du jour !

Corinne raisonne Stéphanie qui semble prendre une allure plus rapide.  Au 30ème, cette dernière prend son envol, un besoin de s'exprimer dans une allure qui lui correspond mieux à cette étape de la course. Un moyen aussi de se jauger, se donner des repères et de se retrouver seule, face à elle-même. Elle ne retrouvera Corinne que 32 km plus tard.


Les km défilent. Le site n'en est pas moins superbe.
A Vitrac, premiers supporters connus: les parents de Stéphanie et sa cousine Marylène encouragent coureurs et accompagnateurs. Ils sont là, lancés dans l'aventure, une bouteille d'huile de massage prête à servir, au cas où les filles en auraient besoin. Prévoyant le Papa  et à fond dans la course.

Stéphanie à 40 kms est toujours pimpante

Après avoir longé une départementale, voici les runneuses sur une sublime et silencieuse piste cyclable entre Carsac et Sarlat. Le km 42,195 correspondant à la distance du marathon, est passé en près de 5h00 par nos Chocolate's.  




Si nos elles courent tout le long du parcours y compris sur les côtes, elles sont disciplinées et s'arrêtent à chaque ravitaillement pour prendre des forces avant de se remettre à courir. 

Au 50eme km tout se passe au mieux...enfin presque :
Première grosse ampoule pour Stéphanie sur le dos du pieds et donc premier arrêt rafistolage.  Le corps souffre, cela va de soit. Après 6h de course, elle commence à avoir les pieds en feu mais ce ne sont pas quelques ampoules qui la feront s'arrêter.
Corinne n'a plus sa montre (publicité mensongère, sa montre avait soit disant une autonomie de 8h "mon œil, cela fait seulement 6h que je cours"). Elle commence également à ressentir la fatigue, elle ne prendra pas l'appel de Yannick (son mari) qui aura régulièrement des nouvelles venant de Teresa. Même si elle commence à avoir des douleurs, il ne faut pas que cela soit dit, c'est trop tôt dans la course, le plus dur reste à faire.

La seconde partie du parcours est un peu plus vallonnée. Ce ne sont pas les côtes mais les descentes qui semblent les plus contrariantes, cependant, cette difficulté ne fait pas renoncer les filles à continuer d'avancer en courant malgré tout.

Vers le 60ème km, une question se pose pour Corinne : faut-il changer de chaussures au prochain ravito? Petit échange avec Teresa, car elle a besoin de son avis. La réponse sous forme de questions de son accompagnatrice va la guider : "Comment te sens-tu, as-tu mal aux pieds ?". En  découle qu'il n'y aura pas de changement  mais elle emporte sa paire de secours sur le vélo au cas où.


Déjà une soixantaine de km et toujours souriantes

Au 62ème, Corinne toujours régulière et motivée, tel un métronome, arrive au ravitaillement, surprise d'y retrouver Stéphanie, elle qui repartait toujours avec un moment d'avance jusque là.
La preuve que malgré les bonnes sensations, la fatigue arrive et que le manque de lucidité commence à se fait sentir pour Stéphanie. Changement de chaussures, à 2 reprises  (!!), elle en oublie sa casquette, de remplir ses gourdes, de signaler à Cathy que sa montre GPS est HS et qu'il faut prendre celle de sauvetage, prêtée par Anais, pour la fin de course.
Corinne repart donc logiquement avant elle, forte de sa détermination et de sa rigueur mais surtout de peur qu'un arrêt trop long la déstabilise et lui rende la suite plus compliquée que cela ne l'est déjà.
Stéphanie, piquée dans sa fierté, mais surtout consciente que ce changement de "tête de course" entre les 2 copines est un signe évident de perte de lucidité qui pourrait lui coûter cher plus tard, se motive et pique une accélération  sur les 400m environ qui la sépare de Corinne. Au diable les 8,5 km/h à ce moment là  l'idée est de rejoindre sa copine de galère que rien ne semble ébranler. Être aux côtés de Corinne va l'aider à se remettre en scelle. L'union fait la force dit-on, la suite le confirmera.

Au kilomètre 65, on retrouve Coralie, la meilleure amie de Steph, qui a embarqué mari et enfants pour venir l'encourager à Castelnau au niveau des 65 et 71eme km. Cela lui donne encore plus la force d'aller au bout. Quel coup de boost d'entendre son nom scandé "allez Bidou", "allez les Chocolate Girls" et oui, elle a été briffé... Fan d'un jour, fan pour toujours !!!

Les kilomètres défilent à une cadence plus lente.
Corinne, prudente et toujours aussi rigoureuse, se masse le mollet pour gérer une douleur. Cette dernière tente un match avec la volonté de fer de Coco!...Mais c'est mal connaître notre Coco... Vive Coco..!! .et vive le Flector ! .....Coco 1 / Douleur du mollet 0 !
Stéph, elle, pour pimenter la course, se lance un duel avec ses ampoules ...et sent "éclater" la 2ème ampoule qui électrise complètement son petit orteil au ravitaillement du km 67... Ampoule 2 / Steph 0

Un peu plus loin, la montre de secours de Corinne lâche prise, elle court à la sensation. Peu importe, Stéphanie a la sienne et celle-ci se sent alors investie d'une responsabilité supplémentaire encore : guider son amie sur le bon rythme pour aller au bout, ensemble. Cela aide Stéphanie à garder (reprendre?) le cap de sa propre course et Corinne se sent soulagée car courir uniquement à la sensation elle n'aime pas trop cela alors en effet elle compte sur la bienveillance de sa copine.

Au 74eme km , la pluie annoncée par les supporters restés en Gironde, fait son apparition alors que les douleurs aux cuisses se font plus présentes. Elle s'accompagne d'un vent désagréable.

Bien équipées et enveloppées dans leurs vestes imperméables, les filles continuent leur course bien décidées à aller au bout.

80eme km, le vent se fait plus violent, les douleurs se font plus intenses.


La soupe chaude servie au ravitaillement réchauffe les filles mais des doutes s'installent. Arrêter ou poursuivre avec une météo désagréable, violente et des jambes qui se raidissent.

Stéphanie connaît là son vrai moment de doute de toute la course: douleur aux cuisses , l'estomac qui se soulève dangereusement et fait planer un doute sur ses propres forces, le froid qui tétanise et fait claquer des dents (elles ont eu le temps de se tremper avant d'enfiler le kway). Elle puise sa force dans chaque regard (celui de ses parents, pourtant inquiets, celui de Cathy, qui saisit vite qu'un virage se joue là, celui de Corinne qui tient bon malgré la douleur, et sur la montre d'Anaïs (oui on s'accroche à tout dans ces moments là).
20 km...il reste 20 km...qu'importe la pluie cessera bien à un moment ou un autre. Ne pas renoncer. Ne surtout pas renoncer à avancer et parcourir la distance restante.
Un voile de détermination les enveloppe, elles repartent sous la pluie qui ne veut toujours pas s'arrêter...elles ne relâchent rien.



Concentrées elles avancent. Les kilomètres défilent et se décomptent sous les pas de course. Les objectifs se font plus courts...aller jusqu'au prochain ravito, encore et encore...
Cathy et Teresa en suiveuses épatées voient leurs amies déterminées et restent derrière silencieuses et trempées mais elles  ne se plaignent pas. Les mots se font rares. De longs silences s'installent. C'est comme si elles avaient toutes les quatre passé un pacte tacite entre elles, un duel avec leur propre volonté - seules dans leur tête mais fortes de la présence des 3 autres.







Ravito du 85eme km , sous la pluie, les pieds dans l'eau, mais avec des crêpes! Un réconfort de choix pour les suiveuses.  Depuis le temps qu'elle l'attendait celui-la Teresa! Faut dire que son copain Mika avait su lui donner l'eau à la bouche. Hop, quelques crêpes et les voilà requinquées pour  porter leur copines jusqu'à la ligne finale.
Stéphanie s'hydrate...

...pendant que Corinne se masse avec de l’anti-inflammatoire et que Teresa et Cathy se goinfrent de crêpes chaudes au 85eme km.
Au 90ème km, tout comme au 80ème, Corinne ressent une drôle de sensation en courant, une émotion monte, quelques larmes coulent discrètement sur son visage. Elle vient de réaliser les kilomètres passés, le contrat sera certainement rempli... Elle n'aura pas fait tout cela pour rien. Stéphanie, elle, demeure impassible, comme si elle ne s'autorisait pas encore à y croire.

95 km...plus que 5 km, la pluie a cessé, il fait encore jour.


Rien. Non, plus rien ne les fera arrêter.

98 km...le village de Belvés et son arrivée sont visibles dans les hauteurs. Le speakeur annonce le numéro de dossard et les noms des filles. Les voici qui reprennent leur esprit : ce sont des filles et elles veulent être belles pour passer l'arche d'arrivée. Sans se concerter, elles retirent leurs vestes qu'elles jettent aux suiveuses prises au dépourvu mais mortes de rire de les voir ajuster leur tenue pour monter une côte de 2 km en courant...toujours en courant !!

Teresa débute la montée de la côte en discutant au téléphone avec le mari de Corinne qui souhaite des nouvelles alors que Cathy a un peu de mal après avoir entamé la montée trop rapidement.

La concentration des runneuses est toujours là. 3 virages de course. Seulement 3 virages. L'arche se dessine sur la gauche au bout de la dernière ligne droite.

Elles y sont !! Oui elles y sont, elles sont centbornardes !!!!!!!!!!!!!!! Main dans la main elles franchisent la ligne d'arrivée après 13h01'38" de course.

 La joie des filles se mêle à celles des parents de Stéphanie fiers du duo et des 2 suiveuses qui lâchent enfin leur 2 roues. On ne pouvait rêver un meilleur final: nos Chocolate's main dans la main, Teresa et Cathy, fidèles et héroïques accompagnatrices qui ont fait la même distance à vélo, les parents de Stéphanie et sa cousine Marylène tous émotionnés et enthousiasmés de cette épopée. Vraiment que c'était beau!

Place aux larmes, aux accolades, aux émotions, savourons...oui savourons encore ce moment, cette course, ces instants. Peu importe la douleur qui revient à l'arrêt de la course et la fatigue qui se cristallise à cet instant.
Elles sont Centbornardes et c'est tout ce qui compte. La victoire de l'esprit, de la volonté. L'évidence d'avoir vécu une aventure unique qui unit au-delà du sport. Avoir transcendé les doutes, les douleurs et réalisé qu'il n'existe aucune limite à notre volonté, si ce n'est nous-mêmes.
Avait-on besoin de cette course pour être fières? Certainement pas, mais nul doute qu'elle contribue et contribuera à exhaler un doux parfum d'accomplissement de soi.


Un grand merci à  Pascal pour ses conseils d'entrainement et son suivi, à Anaïs qui bien que prise par sa passion pour le raga n'a pas manqué le départ et à fait plus de 5h00 de route pour être présente, à Mika centbornard sur le même parcours pour ses conseils avisés et son soutient le jour J, à Yannick, Illan et Eva pour avoir permis à Corinne de pouvoir suivre le plan d'entrainement au détriment des weekends, à Marcel, Odile et Marylène pour leur présence sur le parcours et le bon repas de récupération du dimanche, à Coralie et à sa tribu pour avoir été là, pour tous les autres qui à un moment ou à un autre ont apporté soutien, encouragements, attentions...

Bravo à Corinne et Stéphanie nos supers runneuses qui grâce à leur rigueur, leur endurance, et leur brin de folie (oui il en faut pour tenter une telle aventure !) sont parvenues à accomplir cet exploit sportif.


vendredi 9 octobre 2015

RAIDES DINGUES DE CHOCOLAT

En 2013, 4 d'entre-nous avaient participé au Raid des Toqués de la Dalle (ou Raid l'Aquitaine) et avions été contraintes au forfait. L'idée de participer à l'édition 2015 était par conséquent une évidence. Direction le Périgord Blanc cette fois-ci avec Anaïs, Corinne, Stéphanie et Teresa qui furent suivies par un duo "adversaire"  avec l'équipe des Tokars prêts eux aussi à relever le défi de venir à bout des 60 Km de parcours.




La veille de la compétition avec l'équipe des Tokards

Le principe d'un raid : faire un parcours en équipe (de 4 ou 2) en pratiquant plusieurs sports. Ici, nous avons enchainé quelques km de Course d'orientation citadine avec 8,5 km de VTT (très très vallonnés), 2 bike & run de 5.5km et de 12.5kms, 6 kms en relais de canoë et  le lendemain 17.5 km de Bike & Run et une micro-épreuve de tir à l'arc. Comme ce raid (organisé par le Conseil Régional) est également une forme de découvrir à la fois notre belle région et ces disciplines sportives, les épreuves sont ponctuées de pauses ravitos à ne plus vous donner envie de repartir, de quizz sur le développement durable, de massage par un kiné professionnel, de spectacles improvisés ou pas par certaines équipes et d'une montée au flambeaux le samedi soir. C'est aussi l'occasion de retrouver plein de copains et copines et de papoter entre les épreuves (surtout Teresa qui a passé son temps à discuter).

Pour cette aventure, les Chocolates oublient leur petit confort habituel pour camper pendant 2 nuits. Enfin, je dis ça mais il faut noter qu'entre les couettes, les oreillers, les matelas gonflables on n'est pas non plus des supers warriors : que voulez-vous nous sommes avant tout des filles. 
Les Chocolates  avec le nouveau t-Shirt après un Bike & Run de 12,5 km


La course fut éprouvante car oui il faut l'avouer nous n'avions pas l'entrainement suffisant et malgré des séances de tir à l'arc en juin, de bike & run et de fractionné sur les 15 jours précédent l'épreuve, les chemins plein d'herbe, qui montent, qui descendent et remontent encore et encore furent difficiles. Heureusement, les organisateurs ont su nous faire découvrir un parcours avec de superbes paysages qui nous font oublier (temporairement) la souffrance; on a les Tokars qui sont là; les bénévoles ont tous le sourire et un mot gentil ainsi que l'ambiance toujours des plus chaleureuse. L'une de nos motivations était les plaques de chocolat à gagner à la fin de chaque étapes. Nous n'en avons hélas pas obtenu une seule :(
mais vous voulez que je vous dise : et bien cela ne nous a pas empêché de terminer 2nde de notre catégorie et monter sur le podium.

Bravo à nos copains Les Tokars (Marjorie et Adrien) pour leur podium pour leur 1er raid ensemble.


Avant le grand départ de la compétition le samedi matin


Réflexion avant de s'élancer dans notre course d'orientation





Stéphanie et Anaïs prêtes pour un Bike & Run
Notre podium

Les Chocolates avec les Tokars (enfin on a perdu Teresa surement en pleine discussion avec les M&M's ou les petites raideuses mais elle était par-là)



Bientôt vous nous retrouverez pour notre course annuelle : le Relais des Anonymes.

mardi 2 juin 2015

LES CHOCOLATE GIRLS A "L'AS EAU" DE BORDEAUX

Vous pensiez sans doute que notre petit groupe avait raccroché ses runnings car cela fait un petit moment que l'on n’avez pas écrit d'article : mais point du tout. Pour 2015, certaines Chocolate girl's se sont lancé des défis bordelais, des défis avec de l'eau...pas toujours la bienvenue. Nous allons vous raconter cela.


Un marathon sous la lune...et la pluie

Le samedi 18 avril, avait lieu le 1er marathon de Bordeaux, un marathon nocturne. Il va de soit que les Chocolate Girls ne pouvaient pas laisser passer l’événement sans que quelques unes y participent. Ce sont Corinne et Anaïs qui se sont élancées dans l'aventure Bordelaise, sur la formule Marathon-Duo, chacune avec un coéquipier pour avoir le plaisir de courir sur la première partie ensemble.

Le but du Marathon-Duo : courir les 21 premiers kilomètres de ce marathon et passer ensuite le relais à leur ami respectif qui lui parcourrait les 21 km suivants...
Elles se sont donc entraînées de long mois en hiver. Le soir bien souvent, ensemble pour se motiver encore plus. Malgré quelques bobos, le jour J, elles étaient en forme et prêtes pour cette nouvelle expérience. Teresa et Stéphanie sont venues les encourager, car comme vous le savez, être une Chocolate girls c'est également être une supportrice. Le mois d'avril a ses caprices et malgré la météo des plus agréable qui précéda la course ce samedi soir là, après plusieurs averses c'est sous une pluie continue que les filles prirent le départ à 20h00. Quand c'est l'heure, c'est heure et  la pluie  elle n'a pas démotiver nos deux comparses et les 2 supportrices qui enveloppée dans un poncho aux airs de peintre néerlandais pour l'une et le k-way totalement inutile pour l'autre sont restées sous la pluie en attendant de voir Anaïs et Corinne passer avant de s'élancer en courant pour les revoir une seconde fois et courir 2 petits km toutes ensemble avant de les laisser s'éloigner et les retrouver au point relais avec une pluie qui avait enfin décidé de quitter la Métropole Bordelaise.


Résultats : 
Le duo d'Anaïs : 4h03'17" (171eme)
Le duo de Corinne : 4h07'37" (200eme)

Elles pulvérisent ainsi leur performance de Berlin. Bon d'accord, à Berlin elles avaient couru toute la distance mais là elles ont fait la première moitié et ont en plus terminé l'épreuve avec leur coéquipier en parcourant avec eux le dernier km!!!! Elles ont donc couru plus que les garçons...elles sont plus fortes que voulez-vous et méritent donc de voir leur performance applaudie.




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La traversée de Bordeaux à la nage

En mai, le dimanche 31 au matin, une Chocolate a laissé ses running à la maison et a préféré enfiler un maillot de bain et une combi pour nager 1,7 km dans la Garonne pour la 9eme édition de la traversée de Bordeaux à la nage. La Chocolate en question c'est Cathy. Notre Paloise est ainsi revenue à Bordeaux pour ce défi dans l'eau auquel elle n'aurait jamais songé si sa petite sœur (Stéphanie) ne lui avait pas soufflé mot. Après plusieurs semaines d'entrainement, à raison de 3 par semaine, le grand jour elle était là souriante et fraîche l'air de dire : "je vais le faire et j'ai même pas peur!"
Et elle n'a pas manqué de supporter pour l'encourager dans sa folle course : papa et maman, grand'soeur (venue avec une copine) et petit'soeur, ainsi que  Corinne et Teresa. Une seule participante mais 7 supporters, le record est battu.


Concentrée sur sa course, elle n'en perd pas moins le sourire et quelques minutes avant de sauter dans l'eau Cathy, sportive sérieuse, fait ses étirements de nageuse pro. Une fois dans l'eau, les 3 Chocolate girl  supportrices, qui elles avaient pris leurs runnings, ont couru jusqu'à l'arrivée de l'autre coté de la rive et en décalé (voir parcours ci-dessous).

Elles arrivent  à temps pour photographier Cathy qui sort de l'eau après avoir parcouru la distance en 18'07".

Elle termine avec fierté à la 64eme place de sa vague au classement général (145 nageurs) et 9eme dans sa catégorie (sur 39). Là aussi on applaudi à la fois la folie et la performance de notre nageuse. Que nous tentons déjà de motiver à participer à la prochaine édition pour faire encore mieux et rentabiliser sa carte d'abonnement à la piscine par la même occasion.

Cette fois-ci, le soleil était au RDV alors c'est attablées sur la terrasse d'un café que nos 4 Chocolate Girls présentes ce jour-là, se mettent à discuter d'une prochaine aventure toutes ensemble, les 5 réunies au grand complet...mais lequel...il y en a tellement. Un 10 km, un semi, un marathon, un 100 kms, un triathlon...à suivre, il y a tant de rêves chez les Chocolate Girls.









samedi 15 novembre 2014

Relais des Anonymes du campus 2014 et autres aventures

Depuis septembre et notre dernier article, les entrainements se poursuivent chacune de notre côté ou en duo pour certaines et deux d'entre nous ont participé à des compétitions loin de nos contrées Girondines.

Le 26 octobre, Anaïs s'en est allée en Bretagne pour participer à la 4eme édition du Marathon vert de Rennes en relais. Son équipe a fini la distance en 3h41'10 se classant ainsi 94eme. Relais ou pas un marathon en moins de 4h00 reste un joli exploit.


Teresa, est partie en Espagne pour courir pour la 3eme fois la Béhobie-San Sebastian, le 09/11. C'est une course qui part de la première ville Espagnole de la Côte Basque jusqu'à la station balnéaire située à 20 km plus au Sud. Malgré sa récente reprise elle a tenu à parcourir cette distance en moins de 2h00 et a ainsi terminé en 1h59'09".


Ces dernières Chocolate's girl étant les deux seules à avoir participé à des compétions depuis quelques mois, nous tenons à vous rassurer et préciser que les 3 autres ne tarderont pas à reprendre un dossard dans quelques jours, semaines, mois... :)

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Le 14 novembre, notre équipe a participé, pour la 5eme année consécutive, au Relais des Anonymes du Campus pour les Restos du Cœur. Le principe est de faire 10 tours de 1,8 km autour du Château de Thouars à Talence (33) en équipe de 3 ou 4.


Petite particularité pour notre participation 2014 nous n'avons pu être que 3 à courir : Corinne, Teresa et Anaïs. Nous avons donné toute notre énergie et nous sommes soutenue mutuellement pour boucler cette corrida en 1h26'01'  (soit avec une allure de 12,56 km/h) et en nous classant ainsi 6eme équipe féminine sur 33. Et comme au relais des Anonymes on court, on mange, on chante, la soirée s'est terminée par un convivial repas en écoutant les bandas jouer les tubes de Téléphone et des Beatles. Un seul regret : nous n'avions pas pensé au chocolat pour nous récompenser de notre effort.
Nous espérons que vous serez nombreux parmi nos lecteurs à venir jouer les supporters ou chausser vous aussi vos runnings préférés pour participer à l'éditions 2015 et profiter ainsi de cette agréable et conviviale ambiance nocturne.

























2014 touchant à sa fin, les projets 2015 se profilent : Marathon de Bordeaux, Raid des Toqués de la Dalle, semi...enfin vous le savez toujours plein de projet et de bon moment que nous ne manqueront pas de partager avec vous.

A très vite pour de nouvelles aventures.

mercredi 1 octobre 2014

Le 21 septembre c'était notre rentrée !

Et oui, la rentrée de vos sportives préférées s'est un peu faite attendre. Que voulez-vous d'abord les écoliers ensuite les Chocolates girls.

Peu ou pas de courses dans l'été, nos sportives ont donc vaqué aux occupations estivales plus ou moins habituelles :
- voyages sur les traces de Haruki Murakami (écrivain auteur de "Autoportrait de l’auteur en coureur de fond") pour Cathy
- randonnée en Bretagne sur le GR34 pour Anaïs (décidément elle est folle de GR cette année)
- repos forcé après une opération à la cuisse pour Teresa
- vacances en famille pour Corinne avec tout d'abord la mise en place de la rentrée sportive de ses enfants avant de commencer la sienne
- préparation de son prochain voyage en Asie pour Stéphanie


Notre benjamine (Anaïs) n'a cependant pas attendu le 21/09 et la Bordelaise pour prendre le départ sur une course en Gironde. Le 7 septembre, elle s'est élancée aux 5 kms de Carbon-Blanc et a terminé avec un petit 25'04" : 6eme féminine et 3eme sénior fille!!!!!
 Le 21 septembre, elle a pris le départ sur le 8 km de la Bordelaise et une nouvelle fois, elle a accompli un exploit dans la métropole en 45'51" se classant 104eme/910!!!!!
TOUT SIMPLEMENT ÉPATANTE.
Et cette dernière a, en plus, gagné un dossard pour participer aux 20 km de Paris en octobre prochain. Accomplira-t-elle un nouvel exploit? Affaire à suivre...


La Bordelaise 2014

Toujours le 21, Teresa, quant à elle, a pris le départ pour la troisième fois à la Seignossaise dans Les Landes moins de 15 jours après sa reprise après près de 3 mois d'arrêt forcé. C'est avec bien des difficultés qu'elle est arrivée au terme de ce trail vallonné 100% féminin de 6,2 km en 44'00" en se classant 41eme/121. Avec le sourire et la bonne humeur malgré tout.

La Seignossaise


Très bientôt d'autres aventures et le Relais des Anonymes avec Cathy, Corinne, Teresa et Anaïs.

mardi 15 juillet 2014

Espelette 2014 : un weekend de star !


Pour la première fois depuis le début de l'année 2014, Les Chocolate Girls étaient au grand complet le 5 juillet dernier, pour un weekend ensoleillé à Espelette, village connu de tous pour ses piments et connu de tous les amateurs de running d'Aquitaine (et autres contrées) pour la fameuse course des Crêtes, dont c'était la 39eme édition. Et nous allons, bien évidemment, vous raconter cette aventure Basque comme il se doit.



Camping Paradis

Arrivées le vendredi soir en fin de journée, Corinne, Anaïs, Stéphanie et Cathy se sont installées dans un camping : montage de tente, gonflage de matelas (oui certaines ont besoin de confort :) ) et bien évidement récupération des dossards et dégustation de produits du pays.




La star et nous

A Millau, nous étions tombées sur Dominique Chauvelier à plusieurs reprises dont une première dans une pizzeria dans laquelle nous étions confortablement installées quand il débarqua. Pour ceux qui ne savent pas qui il est : c'est un grand coureur français image de la marque Overstim's. Et devinez sur qui sont tombées nos 4 Chocolates le vendredi soir : Dominique bien sûr!!!!! Et qui a eu le droit de la bise de cette star? Ben nos 4 gazelles bien évidement. Ces dernières n'ont pu se retenir de s'en vanter auprès de Teresa qui elle n'arrivait que le samedi matin.
Dominique Chauvelier en version carton...

Chauchau (pour les intimes..) qui parlent des Chocolate sur France Bleu (ou presque...)



Et le samedi matin sur qui nous (au complet cette fois-ci) sommes tombées dans la file d'attente à la caisse de la supérette? Bon ok, vous avez deviné...
Mais, on le croise quand même souvent ce Dominique et c'est à se demander si il ne nous suit pas...


En bleu c'est lui (en chair et en os)!



Mais les stars à Espelette : c'est NOUS !!!!!

Car oui le samedi c'est nous qui nous nous sommes fait photographier par les commerçants locaux, apostropher par d'autres runneurs...de véritables stars !
Bon ok, on est magnifiques et avec nos tee-shirts souvenir du marathon de Paris on l'est encore plus vous trouvez pas ? On ne pouvait que faire de l'ombre à ce pauvre Dominique.

Anaïs - Corinne - Cathy - Teresa - Stéphanie



















Top départ !

Après un petit déj en terrasse et ce défilé de stars dans la rue centrale du village, le compte à rebours était enclenché. La température a grimpé lentement mais surement tout au long de la matinée ; il fallait se rendre à l'évidence, on allait transpirer...beaucoup.
Changement de tenue pour affronter l'épreuve, et choix cornéliens: casquette, buff, tête nue ? Le choix de la Playlist devient aussi très important mais ce qui est sûr, c'est que la crème solaire est obligatoire. Certaines sont plus douées que d'autres :)

Allez à 13h30, Stéphanie s'élance pour affronter le 26 kms. No stress ! Les Chocolate Girls étant des supportrices avant tout, nous l'avons encouragé sur ses premières foulées avant de nous concentrer pour le départ du 20 kms à 14h15.



Chacune aura son expérience mais ce qui est sûr, c'est que la course est belle. Compliquée cette montée sous un soleil de plomb mais les sucres lents absorbés la veille et le midi doivent faire leur effet . On tient bon et on grimpe; on ne regarde que ses baskets.  Quel pied d'arriver au sommet du Mondarrain, la vue est splendide; la montée a été difficile mais la suite l'est aussi: descente, remontée, descente (pour le 20; pour le 26, une autre crête est au programme). Les ravitos sont les bienvenus et pour ma part, je n'en manquerais aucun, ni les arrosages sympas sur les bords de route par des habitants compatissant.

Encore fraiches avant le départ

Première crête






Plus que quelques mètres avant d'arriver au sommet du Mondarain

Mais avouez que le paysage vaut le détour...

La crête la plus haute pour le 26 km

La descente finale se fait et les parcours des 26 et des 20 km se rejoignent, les kilomètres diminuent: 4, 3, 2 et 1 ! Yes !!! Entrée dans le village en solo (Steph),  ensemble pour certaines (Teresa, Corinne et Anaïs) et sous les encouragements de Chocolate Girls pour d'autres (Cathy). Merci les filles:).

Résultats :

Sur le 26 km : Stéphanie : 3h58'17
Sur le 20 km : Anaïs, Corinne et Teresa :  3h25'29 et Cathy : 3h44'01

Prochaine étape : douche et faire retomber la pression (qu'on va se boire ) avant de partir à la soirée basque organisée pour clore cette journée bien sportive.